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/ Cavalcade Ferrari 2018

Autour du Mont-Blanc

Quand 

Du 21 au 22 juin 2018

 

Vous devez commencer à avoir l'habitude avec moi : j'ai un programme en tête et je ne le déroule pas comme prévu. Cela fait quelques mois que je connais dans les grandes lignes le planning de la cavalcade et bien que je prévoyais de les suivre tout le weekend le planning détaillé récupéré quelques semaines avant m'a fait changer d'avis. J'élimine d'emblée le samedi et le dimanche parce que je ne pense pas pouvoir en profiter correctement, entre la piste d'essai d'Alfa Romeo et ce qui s'apparente à une seule demi-journée le dimanche Le fait que je souhaite assister à un meeting aérien le dimanche et que les routes italiennes ne m'inspirent pas me conforte. Je décide donc de me concentrer sur le jeudi et le vendredi. Jeudi matin je décolle de bonne heure pour me rendre au col du Petit-Saint-Bernard afin d'accueillir les premières autos. J'arrive visiblement bien tôt puis qu'il me faudra patienter environ 2 heures pour voir les premières autos arriver mais la beauté du cadre et un mignon Saint-Bernard font que je ne subis pas l'attente. Je sais qu'une course de côte est organisé côté italien et je ne compte plus ceux qui se voient forcés de redescendre vers la France. Les seuls, de mémoire, que je ne vois pas redescendre sont des prototypes BMW. Sur les coups de 11:00 elles arrivent enfin. Craignant un retard et l'arrivée d'un gros groupe je m'étais préparé pour des plans larges. LaFerrari ouvre le cortège avec une dizaine d'exemplaires présents. Puis les 812 débarquent... Je n'étais honnêtement pas fan du modèle à sa présentation mais plus je la vois plus j'en deviens dingue. Quelle prestance sur la route. Ce qui me gêne le plus étant la transition entre le profil et l'arrière. À ma grande surprise assez peu de Portofino, fort heureusement. Le rythme n'étant pas effréné j'ai tout le temps de descendre avec eux et de m'arrêter à divers endroits pour varier les prises de vue. J'ai déjà une bonne idée du plateau mais visiblement je n'ai pas tout vu puisque je découvre avec bonheur de nombreuses éditions limitées construites pour célébrer les 70 ans, ma favorite étant indéniablement la F12 "The Schumacher".

 

 

Arrivés en bas, les routes sont tout de suite moins sympathiques mais je parviens à me caler dans un groupe et malgré le manque de chevaux j'arrive à suivre. Cela me permet de vivre un moment fantastique à proximité d'une école. Tous les élèves étaient au grillage et le propriétaire de la 812 me précédant étant visiblement quelqu'un de bien il décide de leur faire plaisir. La joie est palpable. Après il a pris quasiment tous les virages suivants en travers... Avant d'arriver à Courchevel je prends le temps de m'arrêter pour capturer les derniers sur la route et rate malheureusement mes photos de 2 des autos parmi les plus importantes à savoir la SA Aperta et la F50. Je les retrouve dans le village ainsi que sur un parking avant une deuxième et dernière course de côte dont l'arrivée se situe juste avant l'altiport. Les photos des premiers arrivés me font baver et quand je finis par avoir l'autorisation de monter je ne perds pas de temps. La vue là-haut est sensationnelle et bien que je souhaite prendre tout mon temps pour capturer des détails je ne reste pas longtemps. Assez longtemps toutefois pour mettre en valeur celles qui m'ont échappé. Certaines configurations sont vraiment de bon goût. Je pense par exemple à la 458 verte et à la bleue à l'intérieur orange. Afin de terminer la journée correctement je choisis un endroit qui me permet de jouer avec les ombres mais je m'aperçois très rapidement que la route est trop fréquentée me faisant louper de nombreuses autos. En revanche quand ça passe... Presque toutes les autos passent devant moi et après réflexion je décide de mettre un terme à mon weekend. Ça devient vite épuisant de courir seul après les autos et la chaleur m'a détruit. Et puis bon il ne faut pas oublier qu'enchaîner les sorties a un coût ! Mais fort heureusement Kévin a décidé de prendre le relais pour le vendredi...

 

 

...Quand j’ai pris connaissance de l’itinéraire du rallye Cavalcade et vu qu’un détour du côté du lac Léman était prévu, mon intérêt a soudainement grandement bondi. D’habitude ce rallye sillonne les campagnes italiennes et il est donc rare de le voir passer la frontière. Du coup, avec David, on s’est partagé les étapes et c’est au Château de Ripaille à Thonon-les-Bains que je décide de les attendre pour leur pause déjeuner. Lorsque j’arrive, le lieu est déjà pris d’assaut par Ferrari, les allées et parkings environnant sont réservés, les drapeaux jaunes à l’effigie du Cavallino flottent, le doute n’est plus permis. Les premiers arrivent vers 13h30 et tout s’enchaine assez vite, certaines sont reboutées sur le parking, tandis que d’autres se garent dans l’allée menant au château. La cour du château sera quant à elle réservée aux nombreuses LaFerrari.

Doucement le parking principal se transforme en un géant paquet de smarties ou skittles, selon votre goût. Disons le, la sélection des autos est assez impressionnante avec des livrées peu communes qui font vraiment plaisir à voir comme cette 488 spider marron ou alors la version coupé gris foncé à toit bordeau, toutes deux des livrées spéciales en honneur du 70ème anniversaire fêté l’an dernier. Pardonnez ma méconnaissance des noms officiels des couleurs. Une chose est sûre, il y en a pour tous les goûts, du rouge le plus classique, ou vert le plus improbable (ou tombé dans l’oubli). Dédié exclusivement aux Ferrari les plus récentes, ce rallye rassemble un nombre impressionnant de Ferrari 812 Superfast et de Ferrari F12 Tour de France. En parlant de nombre, il y a environ une centaine de Ferrari présentes, ce qui en fait facilement le rassemblement le plus important auquel j’ai assisté. J’en prend plein les yeux et le cadre est vraiment propice, tout comme la météo. Les invités viennent du monde entier avec un contingent asiatique et américain qui fait plaisir à voir.

 

 

Le château de Ripaille, construit à partir du milieu du XIVe siècle, est à l’origine un manoir, pavillon en bois sur un soubassement de pierre, au milieu d’une réserve de chasse sur la commune de Thonon-les-Bains. La visite du site de Ripaille plonge le visiteur à l'époque des comtes de Savoie au XIIIe siècle et évoque le règne du premier Duc de Savoie, le grand Amédée VIII et l'histoire des Chartreux, propriétaires du domaine du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution Française. Les LaFerrari trônent au milieu de la cour du château, j’en compte dix, un record  pour moi. Quel plaisir de retrouver une Aperta blanche et une LaFerrari grise. Le lieu est vraiment propice à sortir de belles images, alors j’en profite notamment pour sortir quelques photos de combo.

 

 

Pendant que certains participants continuent d’arriver, la pause dej est déjà terminée pour d’autres. Au moment du départ, les participants doivent tamponner leur roadbook, ce qui ne manque pas de créer des bouchons. Surtout lorsque certains profitent du moment pour se faire des départs arrêté assez spectaculaire. Cet évènement restera longtemps graver dans ma mémoire et je recommande à ceux qui peuvent assister à ces rassemblements de ne pas rater l’occasion. J’ai pu voir des photos dans les alpes assez dingues qui me feront presque regretter de ne pas les avoir suivi jusqu’à Chamonix avant la traverser du tunnel du Mont-Blanc pour rentrer à leur camp de base dans la vallée d’Aoste. Merci à Ferrari pour cette escale dans le Chablais.