Autour de Forte dei Marmi

Quand

6-7 mai 2017 

 

Il y a des événements qu’on aurait regretté de manquer. Cette première cavalcade classiche en fait définitivement partie. Cela fait quelques années que les rallyes touristiques organisés par Ferrari existent (le premier a eu lieu en 2012) mais jusqu’à maintenant les routes empruntées n’étaient pas propices aux anciennes. C’est désormais du passé. À l’occasion des 70 ans nous avons eu la bonne surprise d’assister à la naissance de cette rencontre magique. En tant que passionné je ne pouvais pas louper ça. Les incertitudes étaient pourtant nombreuses avant le départ. Je connaissais les dates et le parcours approximatif (entre les cinque terre et Pise) mais rien de plus. J’avais un programme de secours en tête donc je suis quand même descendu. Grand bien m’en a pris. J’ai obtenu plus d’informations juste avant le départ et ça m’a amplement suffi pour couvrir l’événement dans de bonnes conditions. Enfin c’est vite dit… La météo était exécrable du samedi au lundi. Il fallait être courageux. Les voitures sont arrivées vendredi pour la plupart et cela nous a permis d’avoir une première idée du plateau : c’était prometteur ! 250 GT Berlinetta, 860 Monza, 250 Europa, … Des autos de route donc mais aussi de course ! Je suis parti de Maranello samedi à l’aube pour rejoindre Forte dei Marmi et tenter d’accéder au parking de l’hôtel. Comme je m’y attendais ce n’était pas possible. Mes notions d’italien m’ont toutefois permis de discuter avec les agents de sécurité qui m’ont gentiment laissé découvrir le plateau à condition de ne rien photographier. Aux autos déjà vues venaient s’ajouter d’autres merveilles : 166 MM, 410 Superamerica, GTO, … L’excitation était à son comble ! Le départ a été donné aux alentours de 9:00, direction Lucques, fameuse ville fortifiée de Toscane. Sur place les autos ont traversé la ville accueillies comme il se devait par des animations mais également par un déluge. Elles ont fini par s’arrêter sur le mur d’enceinte, le temps pour leurs occupants d’aller se restaurer. Le déluge nous ayant douchés (désolé) nous avons décidé d’aller les accueillir à l’arrivée pour finalement abandonner, l’averse étant toujours aussi insupportable. J’ai quand même pris le temps de photographier quelques belles baignoires sur roues avant de trouver un hôtel (on ne réserve pas quand le programme est incertain) et de revenir dans la soirée pour profiter des belles laissées sur la place de Forte, là où elles devaient toutes se trouver initialement. C’était ma foi fort agréable puisque les flaques d’eau et les lumières m’ont permis de sortir des sentiers battus. Après une bonne nuit de sommeil et quelques instants passés avec les dive sur la place j’ai décidé d’aller me positionner le long de la route pour les avoir dans leur environnement naturel. J’ai peiné à trouver un endroit suffisamment intéressant mais après quelques kilomètres j’ai trouvé quelques virages sympathiques au milieu d’une « forêt » puis j’ai attendu. Clairement pas le moment le plus productif mais le bonheur quand le calme a laissé sa place aux rugissements des V12 est indescriptible… Quelques déclenchements et j’ai repris la route derrière une 250 California. Un moment mémorable. Non content d’avoir devant moi une des plus belles Ferrari qui soient je profitais également de la vue de la mer et des villages typiques de la Ligurie. Arrivés à Lerici j’ai décidé d’abandonner le convoi pour me rendre directement à Pise, prochaine grande étape. Je souhaitais bien évidemment avoir une photo avec la célèbre tour mais la foule a fini par m’agacer et m’a poussé à fuir la ville. J’ai donc vécu mes derniers moments en compagnie des autos aux abords de la cité, profitant d’un cadre champêtre pour réaliser quelques filés. Et voilà c’était déjà terminé pour moi ! Je m‘en voulais de ne pas rester pour assister à la traversée des Alpes apuanes et à l’accueil en terre sainte (Maranello évidemment) mais j’en avais déjà bien profité et il était temps de rentrer. J’ose espérer que Ferrari réitérera.