/ Finali mondiali 2017

Mugello, Italie

Quand 

Du 28 au 29 septembre 2017 

 

La fin de l'année est proche, il faut l'accepter et ce n'est pas simple surtout après une telle année. Mon implication dans le secteur automobile est de plus en plus importante et je pense que 2017 est une année charnière. J'ai vécu des moments magiques avec Ferrari pour les 70 ans de la marque et il va sans dire que je ne risque pas de me calmer même si j'évoque parfois une certaine lassitude. Ma passion me pousse dans mes retranchements, me fait visiter le monde et rencontrer des personnes formidables. Que demander de plus ? C'est avec cet état d'esprit que je me rends en Italie retrouver le Mugello pour un weekend dont j'attends beaucoup. Nous partons tardivement vendredi soir pour une arrivée prévue le samedi matin avant l'ouverture du centre d'accréditation. Un voyage épuisant et un incident mineur m'y feront désormais réfléchir à 2 fois quand je souhaiterai prendre la voiture. Nous arrivons toutefois à bon port dans les temps. Cette fois encore Ferrari semble avoir verrouillé l'événement à l'occasion des 70 ans et l'obtention de l'accréditation n'est pas aussi simple qu'auparavant. Je récupère mon badge et découvre le paddock avant de récupérer un chasuble. Ferrari a mis les petits plats dans les grands et a apparemment sorti toutes les F1 qui dorment dans les bâtiments de la scuderia. J'ai déjà eu l'occasion de les visiter mais l'effet est toujours le même : c'est stupéfiant. Nous ne perdons pas de temps et allons le long de la piste. Les navettes sont rares et les passages peu fréquents. De plus les F1 et les SP ne vont pas tarder à partir. Tout comme les XX, elles tourneront peu pendant les 2 jours puisque l'événement est avant tout réservé aux Challenge pour lesquelles ce sont les dernières courses de l'année. Le soleil est présent, ça commence bien. Elles n'étaient pas nombreuses à rouler à Silverstone mais les Asiatiques sont venus en masse et quelques nouvelles autos sont bienvenues. Je pense notamment à la 333 SP 016 souvent pilotée par Gianpiero MORETTI sans qui cette auto n'aurait pas existé. La session est bien trop courte. Nous regardons ensuite quelques Challenge puis retournons sur les parkings avant de revenir pour les XX. Pour de nombreuses K j'imagine que ce sont les derniers tours avant l'évolution présentée par Ferrari. Pas ce qu'il y a de plus heureux mais j'ose espérer que certaines configurations me feront changer d'avis comme ça a été le cas pour la 599. Et puis tant que c'est efficace. L'après-midi, la ferveur du matin disparaît progressivement. Je garde un souvenir parfait des finali 2015 mais cette année je trouve ça fade. Peu d'autos civiles vraiment intéressantes, c'est nuageux. Je n'en retiendrai que l'essai d'un 150-600 que je souhaitais acheter mais que je ne prendrai pas parce que trop lourd et une discussion captivante avec un employé de Michelotto responsable des circuits électriques des SP. Je souhaitais aller visiter Prato dans la soirée mais l'incident nous ayant échaudé nous décidons de ne pas tirer. L'hôtel que j'ai sélectionné est fort sympathique, à flanc de montagne avec une vue sur ce que je pense être Florence. De plus nous avons emprunté les routes du GTO tour pour nous y rendre, ravivant tant de souvenirs.

 

 

Dimanche matin réveil en douceur après une nuit compliquée. Je ne me suis pas rendu compte en 2015 de l'engouement que génèrent les finali. Ce n'est que quand nous arrivons à un barrage que je comprends que du monde est attendu. Nous passons la matinée le long de la piste. Comme il faut bien essayer de varier au bout d'un moment, j'expérimente. Sans succès. J'assiste pour la première fois à un départ de Challenge et je reconnais que c'est impressionnant. Peu après midi nous ne perdons pas de temps avec le repas (d'ailleurs pas offert par Ferrari cette année) pour aller nous positionner le long de la ligne droite, selon nous le meilleur endroit pour profiter de l'ambiance du show qui m'a marqué la dernière fois. Les F60 habituelles s'élancent avec les pilotes GT au volant. Donuts, pit stop, rien de nouveau. Viennent ensuite les 488 GTE AF Corse dont le coup d'éclat est un passage à haute vitesse entre les F1 garées sur les côtés. J'en ai des frissons. La suite ? Je ne réponds plus de mes émotions. Tous les F1 du programme F1 clienti rejoignent le petit groupe suivis de l'ensemble des XX encore roulantes (y a eu de la casse). Il reste alors une colonne vide sur la piste. Si mon rêve est de voir toutes les F1 exposées prendre cette place c'est au final la majorité des GT qui vient combler. Pas de quoi être déçu toutefois puisque nous parlons là de la F40 GTE et de la 575 GTC par exemple. Et ils ont quand même sorti la 312 T de LAUDA ! Démentiel ! 3 parachutistes viennent conclure le positionnement et la 125 se positionne en tête. L'unique regret de ce show ? Ne pas avoir entendu l'inno di Mameli. Je me souviens de la victoire plus tôt dans l'année à Monaco et de l'effet que ça m'a fait. En tant que tifosi la larme à l'œil n'est jamais loin. C'est beau. Pour conclure ce show et ce weekend nous n'hésitons pas à ramener une SP dans son stand en la poussant partageant ainsi un agréable moment avec une partie de la famille Michelotto. Nous prenons le temps de discuter avec des amis puis nous quittons difficilement le circuit, tant mentalement que physiquement à cause de bouchons. Cela nous permet toutefois d'admirer un coucher de soleil épique. Voilà pour cette année sensationnelle ! J'ai d'ores et déjà commencé à planifier l'année prochaine et je peux déjà vous prévenir que mes aventures avec Ferrari sont loin d'être terminées. Je tenterai de passer du temps avec d'autres marques par curiosité toutefois, Italiennes souvent et/ou me faisant rêver technologiquement.

 

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