Circuit Paul Ricard

Quand 

22 juillet 2017 

 

Depuis le début de l’année ont lieu partout dans le monde des célébrations du 70ème anniversaire de Ferrari selon un calendrier bancal, à l’image de l’organisation des autres événements auxquels j’ai assisté ces derniers mois. Je souhaitais me rendre à Monza et à Hockenheim mais la fatigue accumulée et les frais liés ont eu raison de ma motivation. C’est donc avec impatience que j’attendais les festivités françaises ! Ne me voyant pas descendre au Castellet seul en voiture j’ai décidé de rejoindre un ami à Aix en train et de faire la route avec lui jusqu’au circuit. Quoi de plus agréable pour amorcer ? La chaleur tôt dans la journée nous faisait craindre le pire mais l’arrivée aux abords du complexe en compagnie de 2 Ferrari nous a vite mis dans le bain. Un rapide passage sur le parking du Grand Prix hôtel nous a donné un aperçu positif de la journée mais m’a surtout permis de revoir une 599 GTO, auto que j’affectionne particulièrement depuis sa présentation mais qui se fait hélas rare, la faute à la spéculation. Nous avons préféré ne pas nous y attarder pour ne pas manquer les premières sessions de la journée mais c’était sans compter sur une F50 jaune qui nous a surpris à peine arrivés dans l’enceinte du circuit… Quelle claque ! C’est déjà rare d’en croiser une mais si on ajoute le fait qu’elle soit jaune et ait moins de 5000 km au compteur ça en devient carrément improbable ! Alors si en plus elle tourne… Le jaune n’est pas ma couleur favorite pour cette auto que je pense être la plus grisante à conduire mais je ne peux décemment pas me plaindre. J’ai encore du mal à m’en remettre… Il était plaisant de la voir être pilotée comme il se doit (si on oublie une surchauffe handicapante) aux côtés d’autres autos emmenées pour la plupart avec vigueur. Je suis ravi de voir des propriétaires profiter correctement de leurs machines configurées pour certaines avec bon goût. Ce n’était définitivement pas la journée des poseurs ! On pouvait le craindre n’étant pas loin de Monaco et Cannes… La palme de la plus belle auto revient toutefois à Peter Mann pour LaFerrai Aperta bleue, symbole d’un management médiocre puisqu’on lui a refusé une auto personnalisée selon ses désirs (il n’est pas le seul) pour, selon les dires, améliorer l’exercice fiscal en cours. La personnalisation chère à l’ancien président, Luca di Montezemolo, aurait en effet fait intégré l’auto à l’exercice suivant. Je trouve ça triste mais il va falloir s’y habituer avec ce cher Sergio Marchionne pour qui l’argent compte plus que la préservation de l’héritage. J’ose espérer qu’Enrico Galliera prendra prochainement la direction de l’entreprise mais je digresse. Outre les autos de route ce weekend était également l’occasion d’assister à une nouvelle manche du Ferrari challenge, championnat né de l’initiative de clients souhaitant courir à l’époque avec leurs 348. Moins disputé à mon sens que la Carrera cup, ce championnat est toutefois un tremplin pour les pilotes les plus talentueux, leur permettant parfois d’accéder aux GT3 et GT2 de la marque en se faisant la main avec la dernière-née à savoir la 488 Challenge. Dans l’ensemble la journée a été bonne. On s’attendait à moins bien que ça (à l’image du dimanche) mais nous étions en droit d’espérer mieux pour cet anniversaire important. Plus d’une centaine d’autos de route étaient présentes et de nombreux propriétaires locaux ont joué le jeu. L’absence de Luca se fait clairement sentir et les célébrations à Maranello devraient en être la conséquence la plus « dramatique ». Rendez-vous est pris pour ma part et je ne manquerai pas de vous raconter.