/ Spa Classic 2017

Spa Francorchamps

Quand 

21 mai 2017 

Spa Classic. Dans ces deux mots, deux excellentes raisons de se rendre sur celui qu’on appelle le toboggan des Ardennes et admirer ces voitures de courses qui ont marqué les années 50 au début des années 2000. Après avoir gouté aux joies des anciennes voitures lors de mon reportage sur les Spa Six Hours en septembre 2016, je voulais absolument vivre mon premier Spa Classic cette année mais je n’étais pas certain de pouvoir le suivre vu que deux de mes collègues étaient déjà sur le coup. Spa Six Hours est un très bel évènement sportif, certes, mais le plateau comporte à mon goût un peu trop de voitures des années 60-70. Etant de la génération 80, je n’ai eu à aucun moment un souvenir d’enfance avec ces voitures si ce n’est peut-être les couvertures de certains livres de mon père ou les miniatures qui décoraient certaines de ses vitrines dans son bureau.

Finalement, après diverses hésitations au sein de l’équipe pour savoir qui allait couvrir l’évènement, on se retrouve le vendredi soir sans reporter réellement désigné. Les prévisions météo pour le lendemain étaient peu réjouissantes, d’accord. Mais l’appel du circuit et sa proximité avec mon domicile ont mis un terme à cette hésitation ! Samedi matin, me voilà sur le parking P14 derrière les tribunes faisant face aux stands F1. Que c’est bon de revenir dans « ma cour de récré »… surtout avec un soleil aussi présent. Et oui, Marie-Pierre Mouligneau, notre Evelyne Dhéliat nationale, s’est un peu plantée dans son bulletin météo de la veille.

A peine sorti de ma voiture, j’entends les premiers bolides qui passent à quelques dizaines de mètres de moi lors de la première course de la journée : SPA CLASSIC ENDURANCE. Et là, on a qu’une envie, sortir le matos et immortaliser ce merveilleux spectacle. Je me dirige donc vers la pitlane et les stands afin de me placer à la chicane « Bus Stop » où les freinages sont souvent délicats et en chemin je traverse les stands F1 et tombe nez à nez avec un des plus beaux c… du plateau ; une Porsche 962C (Group C) de 1990. Alléluia ! Je suis là depuis à peine 1/4h et voici déjà ma première « madeleine de Proust ». Je me souviens avoir vu ces voitures ici à Spa avec mon père lorsque j’avais 10 ans à peine et à cette époque c’était Jaguar, Porsche et Mercedes qui menaient les débats avec au volant de cette dernière un certain Michaël Schumacher (#KeepFightingMichael). D’ailleurs, j’ai encore chez moi la réplique miniature de cette Mercedes C11 dans sa version Scalextric auxquels je jouais quand j’étais petit. Et hop, une seconde madeleine ! Dans le box d’à côté, c’est une autre légende du sport automobile que je vois, bien connue ici à Francorchamps puisqu’elle y a remporté les 24H ; une Maserati MC12 GT1 (5 titres FIA GT au total). On peut dire que la journée démarre bien et je suis convaincu que la suite de la journée me réservera d’autres belles surprises (et madeleines ?). Poursuivons notre reportage, les petites FORMULES VEE vont démarrer. Direction donc la chicane pour mes premiers clichés. Pour info, les formules Vee sont des monoplaces d’initiation au pilotage sur circuit, imaginées dans les années 60 aux Etats-Unis à partir d’éléments mécaniques de la VW Coccinelle. Bien que très modestes par rapports aux monoplaces actuelles, des pilotes de F1 comme Bruce Mc Laren, Chris Amon, Jacky Ickx ou JP Beltoise ont appris leur futur métier au volant de ces petites machines. Économiques et faciles à construire (avec ses suspensions de berline), les Formule Vee restent idéales pour les pilotes amateurs mais sans énorme intérêt d’un point de vue photographique je l’avoue. C’est donc très rapidement que je change de poste pour admirer la course des Group C au niveau de la fameuse épingle de « La Source ». Et entre la chicane et le virage de « La Source », que trouve-t-on ? La pitlane ! Quelle chance de pouvoir approcher ces Mercedes C11, Porsche 962, Jaguar XJR12 et XJR14 ou autres Toyota 92CV conduites pour l’occasion par des pilotes comme Nicolas Minassian ou Vincent Radermecker. Je vous garantis que lorsque vous êtes accolé au mur à la Source et que ces 660 chevaux passent à quelques centimètres de vous, vous vous rendez compte que les bouchons d’oreilles, ce n’est pas que pour les enfants… La prochaine fois, je prendrai les miens…

Après ce concerto de décibels, rien de tel qu’une petite balade dans les paddocks. Ca me permettra entre autre de me rapprocher du « Raidillon » et croiser les autres engins prévus au programme de la journée. En chemin, je tombe sur un étrange rassemblement de voitures de collections toutes plus belles les unes que les autres. Il s’agit d’une vente aux enchères organisées par Bonhams, la célèbre maison de vente aux enchères fondées à Londres en 1793. Je ne m’attarderai pas sur cette partie car les véhicules concernés par cette vente font l’objet d’un autre reportage à venir très prochainement dans la rubrique « Expos » de notre site. Avant de me positionner au niveau de l’«Eau Rouge», je fais un rapide tour par la pitlane Endurance du circuit, située dans la descente vers le « Raidillon ». Le premier box dans lequel je pénètre est celui d’une voiture bien connue de tout amateur de sports mécaniques : une BMW 3.0 CSL. Celle-là même qui a participé au tout dernier Tour Auto 2017 (cfr rubrique « Evènements »). Se retrouver comme ça face à face avec une des vedettes du Tour Auto que j’ai suivi de loin via les réseaux sociaux, magazines et le reportage de mon collègue Ludovic est une sensation assez particulière mais au combien agréable. Je ne dirais pas que c’est une nouvelle madeleine sinon je vais faire une indigestion mais cela fait partie des rencontres que je n’oublierai pas. Plus de temps à perdre, le TROFEO NASTRO ROSSO va démarrer. Ce sera l’occasion d’admirer ces GT et voitures de Sports anglaises et italiennes des années 50 à 65. Ensuite je compte aller aux « Combes » pour le très attendu GLOBAL ENDURANCE LEGENDS. Après un rapide coup d’œil sur la liste des engagés, mon attention est de suite retenue par deux modèles : Audi R8 LMP et Dodge Viper GTS-R. En effet, issu de la génération Playstation et Gran Turismo, je me souviens avoir passé des heures sur ma consoles afin d’obtenir les permis et l’argent nécessaires pour ajouter ces deux bolides à mon garage virtuel. Je peux vous garantir qu’une fois que je les ai vues surgir du « Raidillon » et foncer droit sur moi vers les « Combes », c’est un paquet entier de madeleines que j’ai dégusté ! Bien entendu, d’autres modèles mythiques étaient aussi de la partie : McLaren F1 GTR, Maserati MC12 GT1, Ferrari F355, 360 Modena GT(C), 430 GTC, 550 GTS Maranello, Lamborghini Murcielago RS-V ou Venturi 600 LMS que je vous laisse découvrir.

Le reste de la journée s’est poursuivi avec la course des EURO F2 CLASSICS (1967-1978) qui regroupe les monoplaces de Formule 2 ayant fait les grandes heures du Championnat d'Europe entre 1967 et 1978. Considérée à l’époque comme l’antichambre de la Formule 1, cette discipline a formé pendant une décennie des pilotes qui allaient marquer l’histoire du sport automobile (Jacky Ickx, Jean-Pierre Beltoise, Jean-Pierre Jarier, Jacques Laffite, Jean-Pierre Jabouille, René Arnoux et Bruni Giacomelli…). Ensuite, les Group C ont effectué une deuxième course que j’ai pu suivre sur mon chemin du retour dans les virages de « Bruxelles », « Pouhon », « Double Gauche », «Fagnes » et « Campus » et terminer ma ballade en longeant « Blanchimont » pendant que les FORMULES VEE faisaient leur seconde course de la journée.

 

 

En résumé, cette édition Spa Classic 2017 était pour moi une première que je ne regrette absolument pas. Les habitués de l’évènement semblent trouver le plateau un peu maigre en comparaison avec les autres éditions mais personnellement, pour quelqu’un qui ne devait pas couvrir l’évènement initialement, je ne suis pas déçu d’avoir fait le voyage (voyage de 70km tout de même!).

 

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