Monza

Quand 

4 mai 2017 

 

C’est qu’elles m’avaient manqué les XX et les F1 ! Notre dernière rencontre remonte à septembre 2016 à Hockenheim à l’occasion des ultimes Ferrari Racing Days de l’année. Le temps passe vite… J’en garde un particulièrement bon souvenir puisque j’ai eu le privilège lors de ces journées d’embarquer pour la première fois à bord d’une FXXK. Un véritable jalon pour le passionné que je suis ! Et comme on ne s’en lasse jamais… Ayant été mis au courant de la tenue d’une session à Monza juste avant la Cavalcade Classiche j’ai décidé de quitter Lyon pour un weekend allongé 100 % Ferrari, avec tout un tas d’incertitudes dont les Italiens et particulièrement Ferrari ont le secret. En effet l’événement devait initialement avoir lieu en parallèle du Ferrari challenge pour lequel on peut être accrédité. Banco ! Et bah non… Il a été décidé peu de temps avant de reporter le challenge à juin. Un sacré coup dur pour moi ! Commençant à bien connaître le microcosme j’ai pris le risque de rejoindre le circuit et fort heureusement ça a été payant. C’est ainsi que dès le début de la journée j’ai pu rejoindre l’un des pilotes pour profiter d’environ 1 heure à ses côtés dans sa sublime FXXK. Je vous l’accorde : il y a pire façon de démarrer le weekend. Je m’estime encore heureux de n’avoir pas beaucoup mangé avant de prendre place parce que très honnêtement ça a été épuisant. Je me retenais à la fin pour ne pas vomir et tentais de respirer correctement. Il faut reconnaître que la piste est particulièrement éprouvante à sa manière avec 3 freinages importants, globalement de 300 à 50 pour notre session. C’était encore humide donc il y a eu quelques ratés. Et on a négocié la Parabolica avec un arrière très vivant. Un nouveau jalon ? Je pense. Pour ceux qui ne connaissent pas bien le programme je me permets une piqûre de rappel. Ferrari a initié ce programme en 2005 avec la FXX sur base d’Enzo. L’idée est de permettre à des passionnés de prendre le volant de machines extrêmes ne pouvant pas être homologuées pour la route (à l’exception de quelques initiatives privées) et n’étant éligibles pour aucune course. Juste créées pour le plaisir de rouler sur circuit. Enfin… pas seulement. En effet Ferrari se sert aussi de ces autos comme laboratoires roulants pour éprouver diverses solutions comme les caméras remplaçant les rétroviseurs ou le système « Active flow » qui aspire une partie de l’air circulant sous l’auto pour augmenter l’appui. Les autos appartiennent bien évidemment à ceux qui paient mais la plupart en laisse la garde par commodité à Ferrari qui se charge de la logistique (transport, équipes de mécaniciens). Une superbe initiative ! Mais ce n’est pas tout puisque Ferrari vend aussi des F1 ! Depuis des années la plupart des autos ayant couru sont cédées. Une idée vraiment brillante. C’est toujours un régal de voir le patrimoine prendre la piste. Nous étions gâtés avec tout un panel de modèles allant de la 412 T1B à la F138, F138 qui est apparemment l’ultime auto cédée, Ferrari ne souhaitant plus vendre les monoplaces en raison de leur grande complexité. J’ose espérer que ça changera même si je ne regretterai pas de ne plus voir la F14 T rouler… Voilà dans les grandes lignes pour cette journée fantastique. J’ose espérer remettre ça à Spa, Imola et bien entendu en Toscane lors des Finali Mondiali !